Aujourd’hui âgé de 66 ans, le comédien et comédien Jean-Marie Bigard aura presque tout connu au cours de sa longue carrière. Malgré le succès qu’il a rencontré, l’artiste a néanmoins un regret qui continue de lui briser le cœur.

Dès son plus jeune âge, il rêvait de spectacles et de show-business, mais au début, il faisait surtout des petits boulots comme préposé à la station-service, mécanicien ou barman. À l’âge de 20 ans, il a perdu sa mère d’un cancer du pancréas, et une autre tragédie suivrait quelques mois plus tard. En effet, un an après un premier deuil, son père a été assassiné dans sa maison au couteau par un bûcheron, ex-compagnon de la femme avec qui il partageait sa vie depuis quelque temps.

Deux coups très durs pour le jeune homme qui connaîtra alors une période de dépression très grave. Mais sa capacité à faire preuve d’un sens de l’humour accru en toutes circonstances lui sauvera en quelque sorte la vie. À cette époque, il ne s’agissait pas encore de théâtre ou de télévision, mais de subvenir à ses besoins. Passionné de sport, et assez doué pour le handball, Jean-Marie Bigard a eu l’idée de tenter sa chance en tant que professeur de sport. Durant ces années d’enseignement, il aura comme élève notamment Raphaël Mezrahi que l’on connaît aujourd’hui pour ses interviews décalées. Mais l’appel de la scène est toujours présent et Jean-Marie Bigard se rend plusieurs fois à Paris pour tenter sa chance.

Du casting au casting, il travaille des croquis avec l’espoir d’être un jour repéré par Philippe Bouvard, qui à l’époque était un véritable dépisteur de nouveaux talents. L’animateur emblématique des Big Heads, bien qu’il reconnaisse en lui un certain talent, lui conseille plutôt de devenir auteur plutôt que de se produire lui-même sur scène. Loin d’être démotivé, Jean-Marie continue de proposer ses croquis jusqu’au jour où il rencontre Laurent Baffie lors d’une réunion préparatoire à une nouvelle mission qui verra bientôt le jour. Et c’est finalement grâce à La classe, diffusée à l’époque sur France 3, et présentée par Fabrice, que Jean-Marie Bigard a commencé à se faire un nom. Depuis ce jour, le succès n’a jamais faibli, et l’artiste a même réussi l’exploit d’être le seul humoriste à avoir réussi à remplir le Stade de France.

Dans une autobiographie intitulée Rire pour ne pas mourir, publiée en septembre 2007, Jean-Marie Bigard a raconté sa jeunesse et le début de sa carrière en peignant un tableau de ses origines très modestes. Malgré cette carrière hors du commun et son statut de superstar, Jean-Marie Bigard souffre encore aujourd’hui que ses parents n’aient pu assister à ce succès. Il regrette également de ne pas avoir pu leur faire profiter de sa propre fortune. S’il est souvent critiqué pour sa vulgarité et sa grossièreté selon certains, comme en témoigne son ami Laurent Baffie, Jean-Marie Bigard est en réalité un être d’une hypersensibilité.

Dans une récente interview avec Here, le célèbre comédien avoue être très mécontent que ses parents n’aient pas pu le voir au sommet de sa gloire.

Il se souvient aussi que sa mère portait «des robes ridicules, des rideaux», et il n’a jamais pu l’aider: «J’étais multimillionnaire et je ne pourrais jamais lui offrir des cadeaux. Et mon père, je m’aurais connu au moment de ma gloire, il J’aurais été très fier je pense. Il aurait pleuré comme moi, je pleure tout le temps », explique-t-il au journaliste visiblement pris par l’émotion et les yeux voilés de larmes. Mais si ses parents n’ont pas pu assister à cette ascension fulgurante en tant qu’artiste, Jean-Marie Bigard est très heureux de voir dans les yeux de sa fille l’admiration de la petite enfant pour son père. Fruit de son union avec l’actrice Lola Marois, Jean-Marie Bigard se réjouit chaque jour de la présence de sa fille, qui écrit pour lui les plus belles pages de sa vie. “Fais des enfants, je te le jure. C’est super ennuyeux !!! Il n’y a pas de problème. Mais fais des enfants, c’est le plus beau cadeau que tu puisses t’offrir” expliquait-il plein d’ironie.

Après ce succès et une famille unie autour de lui, la star a pu se reposer sur ses lauriers et savourer la vie au maximum. Mais il semblerait que Jean-Marie Bigard se soit lancé un nouveau défi en décidant de se lancer en politique comme il l’avait annoncé il y a déjà plusieurs mois. Bien que beaucoup aient vu cela comme une blague en réponse aux actions du gouvernement avec lesquelles le comédien n’était pas d’accord, les choses semblent devenir beaucoup plus sérieuses. En effet, Jean-Marie Bigard a la ferme intention d’obtenir les 500 parrainages de maires nécessaires pour pouvoir devenir officiellement candidat, une étape nécessaire pour quiconque souhaite tenter sa chance à l’élection du président de la République.

“Spontanément, des maires m’ont contacté. Ils m’ont dit qu’ils allaient bien. Quel régal, ce serait d’avoir mes 500 signatures avant tout le monde! Ce serait du sport! Je m’adresse à tous les maires de tous les villages, de toutes les villes: Donnez-moi votre signature! Merci d’avance ! “.

Une volonté d’action politique et d’engagement, que Jean-Marie Bigard a à nouveau confirmée il y a quelques jours lors d’un entretien exclusif avec TF1 au micro d’Audrey Crespo-Mara. Au cours de cette longue interview, le comédien a réaffirmé sa volonté de tenter sa chance et de bousculer un peu la scène politique, qu’il accuse de ne pas se soucier des gens qui n’ont rien. Jean-Marie Bigard annonce également qu’il dirigera la prochaine manifestation des gilets jaunes qui aura lieu samedi prochain.

Comme il se souvient, ce n’est en aucun cas une blague ou une blague, au contraire, il est bel et bien déterminé à y aller. Un engagement qui lui a déjà valu de nombreuses attaques, mais pour lequel il se sent suffisamment préparé pour faire face à toutes les critiques. Il sera intéressant de voir s’il recueille effectivement les 500 signatures de maires nécessaires à son engagement et si oui, la rhétorique et le style qu’il adopte face à ses adversaires. Un candidat qui, de toute façon, risquera de ne pas avoir la langue dans sa poche et d’utiliser un vocabulaire et des formules très peu utilisés par les professionnels de la politique.